mardi , 22 mai 2018
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KËR DEMBA 5 : De la méchanceté fraternelle

KËR DEMBA 5 : De la méchanceté fraternelle

A KËR Demba, le sage de la maison débat de tout et n’épargne rien. Dans un foyer de sagesse, les mots ne manquent guère et les enseignements vont bon train. Un regard sur la société….

De nos jours, les familles censées être le berceau des amours, sont contradictoirement le théâtre des haines les plus poisonneux. Quand la famille se pervertit en champ de bataille, lieu où sévit la violence en permanence, c’est que l’éducation a échoué sur toute la ligne car il y’a toujours en nous des survivances de la nature sauvage. Des frères de sang se souhaitent du mal et font recours au mysticisme pour se détruire.

 Des parents irresponsables accusent à tort leurs enfants de paresse, de laxisme ou de méchanceté en ignorant que toutes ces tares, c’est eux-mêmes qui les ont installés chez leurs rejetons par leur incapacité à prendre soin d’eux. Les humains ne cessent de dégringoler en confirmant chaque jour leur infériorité au règne animal.

Bernard DEFRANCE n’avait-il pas raison en affirmant dans son ouvrage intitulé «Le droit à l’école» que « […] Seul de tous les mammifères, l’homme tue l’homme. […] la perte par l’homo sapiens de l’inhibition biologique qui empêche le meurtre entre individus de même espèce est peut-être le prix payé pour la liberté.»

Ce 21ème siècle est coloré de d’atrocités humaines: des crimes passionnels commis quotidiennement, des criminels en puissance qui ne cesse de prouver leur sauvagerie. Si tuer son semblable est inhumain, alors comment qualifier celui qui tue son propre frère? Il est juste inqualifiable, il n’y a pas de vocabulaire approprié pour peindre cette barbarie pourtant commis par un des nôtres.

Si je me mets à penser l’amour que j’ai pour mes frères et sœurs et le bonheur que je leur souhaite, je reste bouche bée en imaginant cette personne qui ne trouve rien à faire que de poignarder tout simplement son frère de sang. Quelle cruauté!!! Ces pratiques ne sont pourtant que le fruit de l’échec de l’éducation. Certains de nos enfants sont nés dans la violence et y grandissent. Les parents se crient dessus, s’insultent, se bagarrent sous les yeux des enfants. Ils, ces parents, ne savent pas que leurs actes se projettent sur leurs enfants car le milieu déterminant l’homme.

Ils créent des sadiques sans se rendre compte, des gens dont le cœur durcit du jour au lendemain. Car il faut un cœur très dur pour tuer un être humain. …

Je ne serai pas long chers lecteurs car n’ayant pas assez de mots pour peindre ce sadisme qui n’est pas inné d’ailleurs mais acquis depuis la plus tendre enfance.

DEMBA NDIMBELANE

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